Illustration by Christopher Hunt
“There is nothing to writing. All you do is sit down at a typewriter and bleed.”
— Ernest Hemingway
(via heyoscarwilde)
Illustration by Christopher Hunt
“There is nothing to writing. All you do is sit down at a typewriter and bleed.”
— Ernest Hemingway
(via heyoscarwilde)
Leslie Shows - Rachel (blood), 2008
(via 2headedsnake)
TTC - Antenne 2
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Extrait de l’album 3615 TTC (2006)
Mon périple dans le Desert du Negev, avec Camille.
On trouve sur ce site des images et photographies bien sympathiques.
A regarder de temps à autre.
Photos prises au quotidien dans les rues de Tel Aviv
“Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions.”
— Louise Michel
18 mars 1882
Lou Reed - Walk on the wild side
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Extrait de l’album Transformer (1972)
Je vais vous parler aujourd’hui d’un photographe contemporain qui laissera une trace dans l’histoire de la photographie, si ce n’est pas déjà fait.
ROBERT MAPPLETHORPE
Une courte biographie de l’artiste américain s’impose. Né en 1946 et mort en 1989, il fit des études au Pratt Institute de Brooklyn (New York). Il réalisa ses premières photographies, dans les années 1970, avec un Polaroid. Il mettait ses amis, dont Patti Smith, des stars de la pornographie ou des habitués des milieux underground sous l’œil de son appareil. Son style s’affina au fur et à mesure de sa carrière, et cela jusqu’à sa mort prématurée due au virus du sida.

Autoportrait, 1988
Il avait quelques sujets fétiches qu’il traitait toujours de la même manière, avec la même froideur, la même rigueur esthétique, la même recherche de la beauté absolue et de la réalité crue. Il réalisait essentiellement des natures mortes, florales et sculpturales, des portraits officiels, des autoportraits, et bien entendu des nus masculins et féminins, qualifiés d’obscènes par certains et de magnifiques par d’autres. J’affectionne réellement cette constante dans son travail. Une fleur et un sexe ne sont pas différents sous son objectif. Et Dieu sait que ses natures mortes pourraient en exciter plus d’un (une).

Orchid, 1985 & Two tulips, 1984
J’aime aussi la radicalité des photographies de Mapplethorpe. Elles sont esthétiquement belles, correspondant aux canons de la beauté classique. L’artiste utilisait une technique formelle qui mène le spectateur directement au sujet, sans superflu. Et cet aspect « froid » donne une pureté indubitable aux œuvres et cela, malgré l’extrémisme des sujets traités (concernant surtout les nus). Il impose donc un regard au spectateur, et un seul, le positionne en tant que voyeur, violeur de l’intimité des modèles.

Ken Moody, 1984 & Two men dancing, 1984
Je trouve, ensuite, que l’apologie du corps humain, masculin ou féminin, qu’il fait est grandiose. L’érotisme, qui émane des corps, dégage une force hors du commun. On ne peut pas rester indifférent devant tant de beauté, que ce soit un phallus ou un buste représenté. Sensualité, arrogance, volupté sont des qualificatifs pas assez puissants pour qualifier son œuvre. Cette obsession pour les corps de l’artiste a d’ailleurs provoqué de nombreux scandales. Il était à l’époque accusé de pornographe, malgré le fait que son but était d’atteindre une beauté absolue et objective. Les mises en scènes osées, magnifiques, dérangeantes, parfois sadomasochistes et homosexuelles ont provoquées un électrochoc, et offensées une Amérique puritaine des années 70-80.
“La beauté et le diable sont la même chose.”
Robert Mapplethorpe

Lisa Marie / Torso, 1987 & Lisa Lyon, 1982
Pour finir, j’aime plus que tout les paradoxes omniprésents dans son œuvre : noir et blanc, beauté et violence, sensualité et radicalité, portrait et corps, sexe et visage, dévoilé et pudeur, vu et voyeur, froideur et chaleur. Tous les éléments se contredisent et pourtant l’ensemble est cohérent, fluide, naturel. On pourrait appeler ça “La magie Mapplethorpe”.

Lisa Lyon, 1982
En une phrase, j’aime l’oeuvre de Mapplethorpe car elle crache une vérité crue, choquante, et belle. Mais n’est-ce pas la définition même de la vérité ?
Pour rester un blog “grand public”, je n’ai pas publié ici les photographies dites obscènes et sexuellement explicites de l’artiste. Libre à chacun de chercher sur la toile ces oeuvre et, par la même occasion, je recommande le site internet de la Fondation Mapplethorpe dont la bibliothèque d’images est phénoménale (toutes les images postées proviennent d’ailleurs de ce site).