Photos prises dans les rues de Tel Aviv
Baptiste Debombourg, Aggravure, 2007-2011 (35,000 agraffes sur mur)
(Source : likeafieldmouse)
Serge Gainsbourg - Requiem pour con
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Extrait du single Requiem pour un con (1968)
Playlist #1 - Fevrier 2012
- Ez3kiel - Léopoldine
- David Bowie - Let’s dance
- The Kinks - Sunny afternoon
- TTC & Modeselektor - Dancing Box
- Led Zeppelin - Dazed and Confused
- Wax Tailor - The tune
- Philippe Katerine - La banane
- Lou Reed - Walk on the wild side
- TTC - Antenne 2
Une playlist bien pauvre, puisque je me rend compte que je n’ai pas publié autant de chansons / musiques que je souhaitais.
LE BONUS DU MOIS :
Queen - Great King Rat (extrait de l’album Queen, 1973)
Citation #6
“Il n’était pas menteur, il avouait la vérité et disait qu’il était cruel.”
— Lautréamont
Extrait de Les chants de Maldoror
Joseph Loughborough - little by little
(via 2headedsnake)
Lien #8 - Robot Mafia
Ce lien vous redirige vers un site assez sympa présentant des artistes, graphistes, photographes mais aussi de la musique (électronique), et des vidéos.
De quoi vous occuper pendant de longues heures.
Vous pouvez aussi suivre leur tumblr.
Allons flâner au port de Jaffa
Thijme Termaat - I paint
Artiste #3 - Miri Segal
Comme je suis méchante ou plutôt ayant la fleur au bout du fusil, je n’ai pas publié ni même écrit de chroniques cinéma et littérature la semaine passée. Et le pire, c’est que je suis en retard d’un jour pour la chronique artiste. Ne me blâmez pas, je me rattrape donc aujourd’hui en vous présentant une artiste contemporaine qui mérite réellement que l’on se préoccupe son travail.
MIRI SEGAL
Née en 1965 en Israël, Miri Segal vit et travaille à Tel Aviv. Elle fit des études en mathématiques, avant de se tourner vers l’Art, domaine dans lequel elle excèle. D’ailleurs, on remarque dans son travail une logique de création que l’on peut rapprocher facilement de son héritage scolaire.

Necrofleur, 2003
(Portrait de l’artiste)
Pour commencer, les oeuvres de Miri Segal sont une exploration des sens et du corps humain. Elle construit des images savantes et précises, trompant la perception du spectateur grâce à de nombreux jeux optiques. Elle crée une sorte de questions-réponses entre image mentale (celle qu’elle désire créer) et image réelle, mettant ainsi en évidence l’aliénation du monde de la perception. De ce fait, l’artiste nous rappelle que nous avons tous un corps, réceptacle à émotions qui ne sont pas forcément en adéquation avec la réalité. Les oeuvres désorientent donc le spectateur et le surprennent. En clair, l’artiste joue sur la psychologie et les sens du spectateur et cela à chaque instant.

The Logic of stupidity, 2009
Ensuite, l’artiste insère le spectateur dans ses créations. Ce dernier n’est plus simplement voyeur mais acteur. A titre d’exemple, dans Place de la Bonne Heure, le spectateur s’assoit sur un siège au centre de l’installation, ce même siège tourne sur lui-même permettant au protagoniste de visionner deux vidéos différentes (un enregistrement de passants à Tel Aviv, puis entre Ramallah et Jérusalem). Il est ainsi totalement absorbé par le flot d’images que déversent les films et devient partie intégrante de l’installation.
Aussi, il ne faut pas négliger la dimension politique sous-jacente dans les oeuvres, leur donnant encore plus de sens et de profondeur (par exemple, dans Place de la Bonne Heure, le conflit israélo-palestinien est évoqué).

Place de la Bonne Heure, 2005
Dans des travaux plus récents, Miri Segal s’interroge sur la technologie et son impact, en reprenant des symboles, désormais connus de tous, comme les couleurs de Google dans Don’t be Evil (en collaboration avec Or Even Tov). Personnellement, je vois dans cette dernière œuvre, une ironisation et une critique de notre société pro-technologie qui a ses limites (pour n’en citer qu’une, on ne connait pas réellement les effets des ondes radios sur l’organisme).

Don’t be Evil, 2011
En somme, l’œuvre de Miri Segal est une expérience qui offre une multitude d’interprétations et dont le spectateur y est un acteur majeur. C’est tout simplement la création d’une nouvelle réalité que chacun est libre de s’approprier, et une vision réflexive sur le corps humain et les sens, le tout en restant fidèle un tant soit peu à une réalité terrestre.
Et c’est pour ça que j’apprécie son travail.
(Source : dvirgallery.com)

